Transcription

Charlotte Arnold

Charlotte Arnold, de la série télévisée Degrassi, raconte le voyage qu’elle a fait cette année en Équateur pour aider Enfants Entraide à créer une cuisine communautaire.

Degrassi a participé à l’initiative d’Enfants Entraide l’année dernière, quand on a fait notre premier voyage au Kenya. Cette année, on a décidé de continuer en allant en Équateur. Là-bas, en fait, on a construit une cuisine communautaire et un espace de travail propre pour préparer à manger et nourrir les enfants, et on a aussi travaillé sur un projet d’amélioration de la qualité de l’eau. Et puis on a fait une immense peinture murale sur un des murs de la cuisine pour donner une petite touche personnelle.

Ça a été une expérience incroyable. De l’instant où on est arrivé sur place jusqu’à l’instant du retour, ça a été une expérience tellement formidable que je dois me pincer pour être sûre de l’avoir vécue.

Non seulement on a pu voir la beauté du pays, découvrir la culture, manger du cochon d’Inde (miam miam!), mais en plus on a pu faire quelque chose dont je suis très fière. Et j’ai appris à bien mieux connaître toute l’équipe pendant le séjour, alors c’était vraiment génial.


Craig Kielburger

Le fondateur d’Enfants Entraide., Craig Kielburger, explique comment tu peux faire une différence dans ta collectivité et dans le monde.

Les adultes disent très souvent aux jeunes d’attendre. Attends d’avoir fini l’école, attends d’avoir trouvé un bon travail, attends d’avoir une position d’influence – après, tu pourras changer les choses. Moi, je ne crois pas qu’ils doivent attendre. Je ne crois pas qu’ils puissent attendre. Parce que dans notre monde d’aujourd’hui, 113 millions d’enfants âgés de cinq à onze ans n’ont jamais mis les pieds dans une salle de classe. Nous voyons notre environnement se dégrader. Nous voyons qu’ici, au Canada, un enfant sur cinq vit dans la pauvreté. Les besoins sont pressants, localement et mondialement, et il faut que les jeunes se battent dès maintenant. Il faut qu’ils agissent maintenant.

Localement, dans sa propre collectivité, quelques idées simples. Pour Halloween : Halloween contre la faim. Des jeunes vont aller de porte en porte demander non pas des friandises, mais des aliments non périssables pour la banque alimentaire locale. L’année dernière, ils avaient recueilli plus d’un million de livres d’aliments lors de cette campagne d’Enfants Entraide.

Mondialement : les jeunes peuvent aider à récolter des fonds pour construire des écoles, purifier l’eau, offrir des fournitures médicales aux pays qui en ont besoin ou encore faire du bénévolat. Du bénévolat ici, chez eux, en servant de mentor à des camarades, en aidant à mettre fin à l’intimidation, ou bien au bout du monde, avec des groupes comme Enfants Entraide.

Les jeunes peuvent avoir un impact considérable. Il existe des organismes qui leur facilitent les choses. Nous avons besoin de ton aide; nous avons besoin que tu t’engages. Nous te donnerons l’information, les statistiques, le mentorat, l’appui, tout ce qu’il te faut pour donner de l’ampleur à ton action, tendre la main et changer le monde.


Student Nutrition Program

Le Programme de bonne nutrition des élèves en est à sa neuvième année. J’y participe avec d’autres élèves et notre professeur d’études familiales, car il répond à un besoin bien réel. Le nombre d’élèves servis augmente toujours d’année en année. Les trois ou quatre premières années, il doublait. Aujourd’hui, nous servons en moyenne 1 500 à 1 700 élèves chaque mois.

Ce que j’aime du bénévolat que je fais ici, c’est que je rencontre des gens nouveaux et différents. Je crois qu’il est important pour les jeunes de faire du bénévolat. Beaucoup d’adolescents passent le plus clair de leur temps à socialiser entre eux sans rien faire d’utile pour leur communauté.

Je continue de participer au programme parce que j’aime ça. Je travaille avec des bénévoles et des employés extraordinaires. Je vois les progrès réalisés à l’école, et je vois que les élèves ont plus d’énergie quand ils prennent leur déjeuner. Je sens plus d’optimisme à l’école et ça me fait chaud au cœur, alors je continue, et ça embellit mes journées aussi.

J’ai commencé à faire du bénévolat avec l’intention de terminer les 40 heures requises pour obtenir mon diplôme, mais j’ai tellement aimé l’atmosphère qui règne ici, et j’ai tellement aimé accueillir et nourrir les élèves tous les matins, que j’ai continué. Et en plus, j’ai appris à cuisiner, ce qui est vraiment fantastique.


Piaf

À Ottawa, Piaf nous raconte comment elle a passé l'été à travailler dans un spa.


Derek Whitson

Joueur de hockey sur luge aux Paralympiques de Vancouver de 2010

Tout le Canada regarde, 60 000 personnes assistent aux cérémonies d’ouverture, 7 000 personnes assistent à chaque partie pour encourager le Canada. J’en ai la chair de poule, même aujourd’hui, juste d’en parler et de me rappeler l’expérience que j’ai vécue. Tout le monde sait qui tu es, tout le monde veut que tu joues. Et personne ne te voit comme un handicapé. Les gens te voient comme un athlète, comme quelqu’un qui cherche à atteindre un but et qui est prêt à jouer pour son pays.

Tu ne dois pas te laisser décourager par ton handicap. C’est un monde différent que les gens ignorent, mais une fois que tu le réalises, tu constates qu’il y a tellement de personnes comme toi, moi et tout ce qui nous entoure, et que nous avons beaucoup de possibilités. Le fait d’être handicapé ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire. On a peut-être certaines limites, on ne peut patiner et faire certaines choses, mais il y a toujours une autre façon de faire les choses.

J’ai relevé des défis toute ma vie. Je n’ai jamais vu ma situation comme un défi. Je me suis dit que je devais surmonter la situation. J’ai voulu prouver que les gens n’avaient pas raison, et c’est cela qui m’a amené là où je suis aujourd’hui. Je ne me vois pas comme une personne handicapée.


Sarah Barrable-Tishauer

Sarah Barrable-Tishauer, de la série télévisée Degrassi, parle du bénévolat des jeunes.

Je m’appelle Sarah Barrable-Tishauer et je joue le rôle de Liberty Van Zant dans Degrassi.

Je crois que beaucoup de jeunes pensent qu’ils n’ont pas vraiment droit à la parole, qu’ils n’ont pas beaucoup de pouvoir. À force d’entendre dire qu’ils sont apathiques, ils ont l’impression qu’ils ne peuvent rien faire pour changer le monde.

En fait, je pense qu’il suffit de sortir de chez soi et de s’engager avec des organismes comme Enfants Entraide. Le simple fait d’organiser une vente de pâtisseries au profit d’une association ou d’utiliser les bénéfices de la vente pour faire un voyage outre-mer et voir un peu ce qui se passe réellement dans le monde, c’est déjà beaucoup.

Même chez nous, il y a des choses à faire, par exemple encourager sa famille à éteindre les lumières ou à passer moins de temps sous la douche. Je crois qu’on peut faire beaucoup de choses. En tant que jeunes, on a tellement de pouvoir et on ne réalise même pas qu’on va grandir, que ce sera à nous de diriger le monde et que c’est à nous de créer le monde dans lequel nous allons vivre. Alors on peut commencer dès maintenant en faisant des petits efforts et en poussant les autres à s’impliquer, en leur disant qu’il est indispensable de penser aux personnes qui ont moins de chance que nous. Et Enfants Entraide, c’est une façon formidable de faire ça.


Jesse Cruickshank

Jessi Cruikshank, de MTV, parle de son voyage en Inde avec Enfants Entraide.

C’est drôle. Quand j’ai commencé à travailler pour MTV – avant, pendant mon enfance et mon adolescence, et même à l’université, j’avais toujours été très active et très au courant des problèmes sociaux – dès que j’ai commencé à travailler dans l’industrie du spectacle… c’est un milieu où tout à coup tu commences à penser à ton image, à ton poids, à ce que les autres pensent de toi, et je me suis un peu perdue dans ce monde pendant un certain temps. C’est quelque chose qui nous affecte tous et c’est vraiment facile de se perdre dans ce milieu.

Alors quand Craig m’a demandé de m’engager avec Enfants Entraide et d’être leur ambassadrice et que j’ai fait ce voyage en Inde, j’ai été obligée de réévaluer mon idée du bonheur, de ce qui me rend heureuse. En fin de compte, j’ai découvert que ce qui me rend heureuse, ce n’est pas de quoi j’ai l’air, c’est d’aider à améliorer la vie des autres et je crois que c’est comme ça que tout le monde peut découvrir ce qu’est vraiment le bonheur. Donc ça a complètement changé ma façon de voir et je me suis mise à penser à des tas de choses et à faire des choses dans le monde, pas seulement à parler de The Hills, et ça, c’est très important.


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