Inspirez-vous: Gordon Korman

Gordon Korman est né le 23 octobre 1963 à Montréal, au Québec. Il a écrit son premier roman, Deux farceurs au collège, à l’âge de 12 ans pour un entraîneur devenu du jour au lendemain professeur d’anglais de 7e année.

Ce premier roman a trouvé preneur aux éditions Scholastic, qui ont ensuite publié une vingtaine de ses livres, dont six autres mettant en vedette les personnages Bruno et Max et plusieurs romans primés pour jeunes adultes.

Gordon Korman vit à Long Island, près de New York, il a environ 55 ouvrages à son actif, et son contrat actuel en prévoit encore plusieurs autres.

1. Comment êtes-vous devenu écrivain? Pourquoi écrivez-vous pour les jeunes adultes?

J’ai écrit mon premier livre quand j’avais 12 ans. Je n’avais pas conscience, alors, d’écrire pour les enfants, étant un enfant moi-même.

2. Votre éducation vous a-t-elle préparé à devenir romancier? Avez-vous trouvé certaines expériences particulièrement utiles pour vous préparer à une carrière d’écrivain?

Je me suis inscrit à la majeure en cinéma à la New York University, et j’ai fini par obtenir mon diplôme en écriture dramatique. Je pense que cette formation a été un atout formidable pour moi, car un de mes points forts, c’est l’écriture de dialogues. Il faut dire, cependant, que j’avais déjà publié des livres bien avant de faire mes études universitaires. Il est fort possible que le simple fait d’avoir eu, au départ, le même âge que mes personnages ait été mon principal atout.

3. Qu’est-ce que le métier d’écrivain a d’excitant – et de moins excitant?

J’aime la nature très privée d’un nouveau roman. Au début, c’est strictement entre vous et votre ordinateur. Quelques personnes à peine savent même que le projet existe. Un an après sa publication, des centaines de milliers, peut-être des millions de gens auront lu le livre.

4. Les jeunes Nord-Américains d’aujourd’hui sont constamment sollicités par des formes de divertissement instantanées comme l’Internet et la télé. Qu’en est-il de la lecture dans tout ça?

Le fait que les jeunes aient accès à d’autres formes plus immédiates de divertissement ne veut pas dire que la lecture n’a pas sa place. Oui, nous sommes à l’époque de Twitter, de X-Box, d’iPod et de YouTube, mais il y a aussi des centaines de milliers de jeunes qui se costument pour la soirée de lancement du dernier livre de la série Twilight ou Harry Potter. Les jeunes lisent, et dans bien des cas, ils lisent beaucoup. Je ne pense pas que nous devons « gagner » contre les autres médias pour ne plus nous inquiéter de l’avenir de la lecture chez les jeunes.

5. Trouvez-vous que la littérature canadienne pour les jeunes adultes a quelque chose de spécial?

Je suis impressionné par les réalisations des artistes canadiens en général – en littérature, au cinéma, à la télévision et sur scène, les humoristes en particulier. Pourquoi sommes-nous si drôles?

6. Pourquoi est-il important que les jeunes adultes participent à la vie de leur communauté?

Je crois qu’il y a un lien direct entre le bonheur et la qualité de nos relations avec ceux qui nous entourent. La meilleure chose à faire pour nous sentir mieux dans notre peau, quel que soit notre âge, c’est d’aider les autres.

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